Merline : J'accepte.
A princesse sort. Es passants s'en vont. L'inspecteur s'en va en souriant.
Julie : nous voulons chanter, danser, jouer, nous amuser, rire, rêver, oublier...
Suzy : e voleur de rêves nous a menti, aidez-nous a trouver a vérité.
Tableau 2 : Le manoir
La troupe entre dans le manoir
Archibald (Louis) : Qu'est-ce qu'on fait là ?
Merline : C'est le manoir que nous a confié 'inspecteur pour es répétitions.
Suzy : C'est grand...
Un des jeunes : C'est beau...
Un autre : C'est moche.
Le majordome entre.
Majordome (Gaël) : mon dieu, mais quelle horreur, qui vous a permis d'entrer, ce n'est pas le jour de a charité, revenez dimanche ! Allez, allez, zut quoi ?
Bastiana (Hansa) : Hector, laisse ces braves gens, Buzardille m'a demandé de leur prêter e manoir pour leur répétitions
Majordome : Mon dieu, comtesse Bastiana, auriez-vous perdu a raison ?
Bastiana : Je l'ai perdue i y a bientôt trente ans... C'est bien pour cela que je ne peux rien refuser à ce cher inspecteur. Madame Merline, c'est ça.
Merline : merci comtesse, madame Wu Ling, ici présente, se chargera des cours de danse et Archibald, le clown triste, de a présence sur scène.
Bastiana : Parfait, parfait, parfait. Et ce jeune homme, là, i est muet ?
Wu Ling (Charlotte) : il est bègue, pour être exact, alors on fait croire qu'i est muet. Et avec e temps, i est devenu mime
Bastiana : Bon, assez bavarder. Commencez vos répétitions.
Merline : Maintenant ?
Bastiana : Oui, maintenant.
LE LAC DU CONNEMARA
Passage des auditions. A un moment, Merline s'enerve.
Merline : ne croyez pas que c'est gagné, vous êtes encore des amateurs, j'étais pareil a votre age.
JE ME VOYAIS DEJA
Elle chante sur Aznavour.
Les auditions reprennent. (6 chansons)
Bastiana : ça suffit pour aujourd'hui. Allez, on accélère.
Les acteurs sortent l'un après l'autre.
Bastiana : Madame Merline, ma chère.
Merline : oui, comtesse.
Bastiana (Hansa) : Qui est ce Voleur de rêves.
Wu Ling (Charlotte) : On ne sait pas qui il est. Tout ce qu'on sait, c'est qu'i est originaire de la cité, mais on a perdu trace de son identité depuis des dizaines d'années.
Bastiana : Etrange, étrange. Le café est servi.
Troisième tableau :
Le couloir désert. Paul fait un numéro de mime sur scène sur fond musical avec fleur a la main. Il est visiblement amoureux. Julie arrive et interrompt brusquement e numéro.
Julie : Paul ?
Paul (en bégayant) : Bonsoir Julie.
Julie : C'était magnifique, votre numéro avec a fleur.
Paul : En réalité, ce n'était pas un numéro, c'était naturel.
Julie : Vraiment ?
Paul : je me suis senti pousser des ailes.
Julie : Paul, on ne va pas perdre de temps avec les débilités habituelles, les « Je vous trouve très beau » et les « Vous avez une robe magnifique », i faut savoir être direct et clair...
Elle chante sa chanson. Rapprochement des amoureux.
JE TE PROMETS
Julie : Paul, j'ai retrouvé le goût de vivre, auparavant nous étions aveuglés par la vengeance et maintenant nous sommes aveuglés par l'espoir.
Une voix (Nicolas) : Aveuglés par l'espoir, aveuglés, e mot juste. Mais j'aurai dis « éblouis » si j'étais toi, Julie.
Julie : Non, cette voix, cette voix...
La voix (Nicolas) : Allons, te ne vas pas faire semblant de ne pas a reconnaître.
Julie : NON !
Le Voleur surgit de sa cachette.
Le Voleur : Il est tard pour se promener dans des couloirs obscurs, face à des murs oppressants, perdu dans un univers rose, interdit aux créatures de la nuit...
Julie : Arrêtez ce poème.
Le Voleur : Pourquoi, j'ai cru comprendre que vous aimiez cela, l'art, la musique, a danse, e bonheur (il s'emporte) et toutes ces conneries qu'on ne voit que dans les contes de fées.


